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Services aux chargeurs & transporteurs

Le Conseil Sénégalais des Chargeurs (COSEC) est un établissement public à caractère professionnel, placé sous la tutelle du Ministère chargé des Pêches et de l’Économie maritime. Il est investi d’une mission de service public centrée sur la promotion, l’assistance et la protection des intérêts des chargeurs sénégalais.

Acteur stratégique du commerce extérieur, le COSEC contribue à l’amélioration des conditions d’acheminement des marchandises, à la réduction des coûts logistiques et au renforcement de la compétitivité des opérateurs économiques. Dans un contexte de mondialisation et de complexification des chaînes d’approvisionnement, il s’impose comme un partenaire privilégié des importateurs, exportateurs, industriels, commerçants et opérateurs logistiques.

Son action s’articule autour de plusieurs axes complémentaires :

Accompagnement et renforcement des capacités

Le COSEC assure un accompagnement technique permanent à travers l’information, le conseil et l’assistance sur les procédures de commerce international, les réglementations, les Incoterms®, les contrats de transport et les mécanismes logistiques. Il renforce les capacités des chargeurs via le programme PROFORM COSEC, couvrant notamment la logistique, les Incoterms®, les douanes, la gestion des risques et la ZLECAf.

Assistance et facilitation

Il intervient dans la gestion des difficultés logistiques : surestaries, retards, surcoûts, litiges commerciaux, blocages douaniers et dysfonctionnements de la chaîne logistique. Le COSEC joue également un rôle de médiation entre les chargeurs et les acteurs du commerce extérieur (autorités portuaires, compagnies maritimes, transitaires, transporteurs, administrations).

Traçabilité et outils de gouvernance

Le COSEC assure la gestion du BESC, outil de traçabilité des cargaisons, permettant une meilleure visibilité des flux, la production de statistiques fiables et l’aide à la décision publique.

 

 

Plaidoyer et représentation

Il défend les intérêts des chargeurs auprès des pouvoirs publics et des partenaires institutionnels afin de promouvoir des réformes favorables à la compétitivité logistique et à la fluidité des échanges.

Veille et innovation

Le COSEC assure une veille stratégique sur les coûts de transport, les corridors logistiques et les évolutions réglementaires. Il développe des outils numériques et des cadres de concertation (comités thématiques) pour moderniser l’écosystème logistique.

Par son action, le COSEC s’affirme comme un acteur central de la facilitation du commerce extérieur et du renforcement de la compétitivité de l’économie nationale.

Le COSEC offre un ensemble structuré de services destinés à sécuriser et optimiser les opérations de commerce extérieur, regroupés en quatre catégories principales :

  1. Services d’assistance
  • Conseil sur les procédures d’import-export, Incoterms®, contrats et logistique
  • Appui à la maîtrise des coûts logistiques et prévention des surcoûts
  • Médiation entre chargeurs et acteurs de la chaîne logistique
  • Suivi des corridors et facilitation du transit

    2. Services d’information et de veille

  • Veille économique, réglementaire et logistique
  • Études sectorielles, notes de conjoncture et publications spécialisées
  • Information sur les documents du commerce international (BL, facture, certificat d’origine, etc.)
  • Production de statistiques via le BESC

 3. Services de formation

À travers PROFORM COSEC, des formations sont dispensées sur :

  • Incoterms® et commerce international
  • Douanes et procédures d’import-export
  • Logistique et transport multimodal
  • Gestion des risques et facilitation des échanges
  • ZLECAf et intégration régionale

   4. Services numériques

BESC : traçabilité des cargaisons et production de données fiables

TRACE : plateforme de gestion des réclamations des chargeurs

Numéro vert d’assistance pour information et accompagnement rapide

 

Bénéficiaires

Les services du COSEC sont ouverts à l’ensemble des acteurs du commerce extérieur : importateurs, exportateurs, entreprises, PME/PMI, industriels, commerçants, producteurs, transitaires, logisticiens et organisations professionnelles.

En transport maritime, les surestaries ou frais de détention sur vos conteneurs peuvent peser très lourd sur le coût final. Prenez en compte ces conseils pour les éviter.

Les surestaries et frais et de détention peuvent devenir un cauchemar pour les chargeurs, et entraîner des supplémentaires sur leurs transports maritimes. Les coûts qui résultent d’une mauvaise planification, de circonstances imprévues ou d’une mauvaise communication ont un impact considérable sur le coût final du fret.

  • 5 conseils pour éviter les frais de surestaries et de détention

 

  • Négocier les conditions

Il est toujours bon de négocier les termes d’un contrat, et lorsqu’il s’agit de fret maritime, mieux vaut le faire avant que le cargo n’ait quitté le port, car une fois que votre conteneur est à quai sur le terminal de destination, vous n’êtes plus en position de force.

Il est important de connaître les destinations « à risque » du fait de délais de dédouanement longs: un bon transitaire peut anticiper ce risque, et négocier avec le transporteur des jours de franchise supplémentaires pour votre conteneur. Les transporteurs auront tendance à accorder plus de temps aux agents de fret ayant un volume d’achat significatif, ce qui évite des frais de surestaries et de détention à leurs clients.

  • Bien préparer ses douanes locales

Pour éviter les risques de surestaries et de détention, il importe de bien maîtriser le processus de dédouanement et les règlements portuaires, sachant que la géographie joue un rôle déterminant, car chaque pays possède ses propres règles.

Un bon agent de fret doit aussi être un représentant en douanes compétent et sélectionner de bons partenaires ayant le même niveau d’expertise locale à destination. Les réseaux de transitaires permettent à des agents indépendants ayant une maîtrise locale complète de coopérer aux quatre coins du monde pour livrer vos marchandises sans accroc.

  • Gérer efficacement votre planning

Vous et votre transitaire maritime devez vous assurer d’expédier votre cargaison aussi longtemps à l’avance que possible: cela donne plus de flexibilité, et un laps de temps utile pour faire face aux imprévus tels que le mauvais temps ou les imprévus au port. Il en va de même pour les temps de chargement, où même des temps de chargement bien anticipés peuvent faire la différence !

  • Toujours avoir un plan B

Si le plan initial présente des difficultés, il est important d’avoir une autre option pour éviter des coûts importants. Un bon agent de fret évaluera d’autres solutions de transport, d’autres services, d’autres terminaux disponibles à proximité au cas où votre cargaison aurait besoin d’être réacheminée.

Le certificat d'origine pour l'exportation constitue une pièce obligatoire pour la validation de la déclaration en douane lors de l'embarquement et du débarquement de certaines catégories de marchandises.

Tout exportateur ou son transitaire peut solliciter un certificat d'origine pour l'exportation en vue d'acheminer certains produits vers des marchés étrangers.

Quels documents sont nécessaires ?

  • Une carte d'import-export en cours de validité
  • Une facture pro forma ou une facture commerciale définitive
  • Un formulaire de certificat d'origine compléte

Quelle est la procédure ?

L'exportateur se procure un carnet de formulaires auprès de la Chambre de commerce. Pour chaque opération, il remplit un formulaire qu'il soumet à la direction concernée selon la nature des produits (direction des Mines pour l'or, direction de la Pêche pour les produits halieutiques, etc.) afin d'obtenir l'attestation de l'origine sénégalaise. Le formulaire est ensuite déposé à la direction du Commerce extérieur à Dakar pour y apposer un visa. Une fois délivrée, cette pièce est jointe à la déclaration d'exportation.

Quel est le coût ?

 6 000 FCFA le carnet de formulaires.

Quel est le délai ?

La délivrance est immédiate.

Le Bordereau Electronique de Suivi de Cargaison (BESC) est un document obligatoire pour les marchandises à destination du Sénégal. Il doit être établi avant l'arrivée de la cargaison afin de faciliter les formalités administratives et douanières.

Pour obtenir un BESC, suivez les étapes ci-dessous.

 

Étape 1 : Créer un compte sur la plateforme BESC

Avant de créer un BESC, vous devez disposer d'un compte utilisateur sur la plateforme officielle du COSEC.

Procédure d'inscription

  • Accédez au site officiel : besc-senegal.net
  • Cliquez sur « S'inscrire ».
  • Complétez le formulaire d'inscription en renseignant toutes les informations requises.
  • Téléversez les documents justificatifs de votre entreprise :
    • Le NINEA ;
    • Le Registre de Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM).
    • La Convention d’Exemption de TVA dans le cas d’une entreprise exemptée de TVA

Votre demande d'inscription sera examinée par les services du COSEC. Après validation de votre dossier, votre compte sera activé et vous pourrez créer vos BESC.

 

Étape 2 : Approvisionner votre compte BESC

Avant de soumettre un BESC à la validation, votre compte doit disposer d'un solde suffisant. Trois modes de paiement sont proposés.

Paiement par virement bancaire

Vous pouvez effectuer un virement sur le compte bancaire du COSEC.

Le crédit de votre compte BESC est effectué uniquement après la réception effective des fonds sur le compte du COSEC. Selon les délais de traitement des banques, cette opération peut prendre plus de trois (3) jours ouvrables.

Paiement par dépôt au guichet du COSEC

Vous pouvez également effectuer un dépôt directement auprès des services du COSEC ou mandater une personne pour le faire.

Le déposant devra se présenter avec :

  • L'identifiant (ID) du compte BESC à créditer ;
  • Le montant à déposer ;
  • Un paiement en espèces ou par chèque, conformément aux modalités en vigueur.

Une fois le paiement confirmé, le montant est crédité sur votre compte BSC.

Paiement en ligne via ORBUSPAY

Pour un traitement plus rapide, le COSEC met à votre disposition la plateforme sécurisée ORBUSPAY.

Le paiement s'effectue par carte Visa. Dès la confirmation de la transaction, votre compte BSC est automatiquement crédité, vous permettant de créer et de soumettre votre BSC sans délai.

Étape 3 : Créer votre BESC

Une fois votre compte activé et approvisionné, vous pouvez procéder à la création de votre BSC.

Vous devrez renseigner les informations relatives à votre expédition et joindre les documents requis, notamment :

  • Le connaissement (Bill of Lading - BL) ;
  • La facture commerciale ;
  • La facture de fret, lorsque celle-ci est distincte de la facture commerciale ;
  • Tout autre document nécessaire au traitement de votre dossier.

Veillez à fournir des informations exactes et des documents lisibles afin de faciliter le traitement de votre demande.

Étape 4 : Validation du BESC

Après soumission de votre dossier, les services du COSEC procèdent à la vérification des informations et des documents transmis.

Si votre dossier est conforme, le BESC est validé et mis à votre disposition sur votre espace personnel.

En cas d'anomalie ou de document manquant, une notification vous sera adressée afin que vous puissiez apporter les corrections nécessaires.

Besoin d'assistance ?

Nos équipes sont à votre disposition pour vous accompagner à chaque étape de la procédure, de la création de votre compte jusqu'à la validation de votre BESC.

N'hésitez pas à contacter le service d'assistance du COSEC au 33 849 07 08 pour toute question relative à votre dossier ou au fonctionnement de la plateforme BESC.

Dans le cadre de sa mission d’assistance, de facilitation et de protection des intérêts des chargeurs, le COSEC a mis en place la plateforme TRACE (Traitement des Réclamations et Avis des Chargeurs Entrepreneurs).

Cette plateforme numérique constitue un espace moderne de dialogue, de suivi et de résolution des préoccupations rencontrées par les chargeurs dans leurs opérations d’importation, d’exportation ou de transit. Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, TRACE permet aux usagers de soumettre leurs réclamations en ligne et d’en suivre l’évolution en temps réel.

TRACE favorise une prise en charge rapide et coordonnée des difficultés grâce à l’implication des principaux acteurs de la chaîne logistique et du commerce extérieur, notamment les administrations publiques, les autorités portuaires, les compagnies maritimes, les consignataires, les transitaires, les manutentionnaires, les opérateurs logistiques et les autres structures concernées.

  1. Comment déposer une réclamation sur TRACE ?

 

Étape 1 : Identification de la cargaison

Le chargeur accède à la plateforme TRACE et renseigne le numéro du connaissement (Bill of Lading – BL) ou les références de son dossier afin d’identifier l’opération concernée.

Étape 2 : Dépôt de la réclamation

L’usager décrit la difficulté rencontrée en précisant les éléments utiles à la compréhension du dossier et, le cas échéant, joint les documents justificatifs nécessaires.

Étape 3 : Attribution automatique d’un numéro de suivi

Après validation de la demande, un numéro de ticket unique est généré automatiquement. Ce numéro est transmis au chargeur par SMS et/ou courrier électronique afin de lui permettre de suivre l’évolution de sa réclamation.

 

Étape 4 : Transmission aux parties compétentes

La réclamation est immédiatement orientée vers les structures concernées ainsi que vers les services compétents du COSEC chargés d’assurer le suivi du dossier.

 

Étape 5 : Suivi, facilitation et coordination

Le COSEC assure la coordination entre les différentes parties prenantes et veille à la recherche de solutions appropriées dans les meilleurs délais. Le chargeur peut consulter à tout moment l’état d’avancement de son dossier.

 

Étape 6 : Résolution et clôture du dossier

Une fois la solution apportée, la réclamation est clôturée. Les informations relatives au traitement du dossier sont intégrées dans une base de connaissances qui permet d’améliorer continuellement la qualité du service et d’identifier les difficultés récurrentes rencontrées par les chargeurs.

  1. Quels types de difficultés peuvent être signalés sur TRACE ?

La plateforme permet notamment de signaler :

    • les retards de livraison des marchandises ;
    • les surestaries et frais de magasinage ;
    • les contestations de frais logistiques, portuaires ou maritimes ;
    • les difficultés liées à la délivrance des documents de transport ;
    • les retards ou blocages dans les procédures de dédouanement ;
    • les problèmes rencontrés lors de l’enlèvement des marchandises ;
    • les blocages administratifs ;
    • les dysfonctionnements observés dans la chaîne logistique ;
    • toute autre difficulté susceptible d’affecter le bon déroulement des opérations de commerce extérieur.

 

  •  
  1. Quels sont les avantages de TRACE ?

La plateforme TRACE offre aux chargeurs plusieurs avantages :

  • un accès simple et rapide à un service d’assistance en ligne ;
  • un suivi transparent et en temps réel des réclamations ;
  • une meilleure coordination entre les acteurs de la chaîne logistique ;
  • une réduction des délais de traitement des préoccupations ;
  • une traçabilité complète des dossiers ;
  • une amélioration continue de la qualité des services logistiques.

À travers TRACE, le COSEC renforce sa proximité avec les chargeurs, facilite le règlement des difficultés rencontrées dans le commerce extérieur et contribue à l’amélioration de la performance logistique ainsi qu’à la compétitivité des entreprises sénégalaises.

Les procédures de dédouanement au Sénégal sont encadrées par la Direction Générale des Douanes et s’effectuent principalement via le système informatique GAINDE 2000 ainsi que le guichet unique ORBUS Infinity.  

 

Voici les principales étapes du dédouanement au Sénégal : 

 

  1. Réception des documents d’expédition

Avant toute opération, l’importateur ou le transitaire doit réunir les documents suivants  

  • Facture commerciale ;
  • Connaissement maritime (Bill of Lading), LTA ou lettre de voiture ;
  • Liste de colisage ;
  • Certificat d’origine ;
  • Assurance transport ;
  • Autorisations spéciales éventuelles (sanitaire, phytosanitaire, importation réglementée, etc.) ;
  • Déclaration Préalable d’Importation (DPI) pour certaines marchandises ;
  • Attestation de Vérification (AV) lorsqu’exigée. 

 

  1. Déclaration en douane

Toute marchandise importée ou exportée doit faire l’objet d’une déclaration en douane. 

  • Si la valeur de la marchandise est inférieure ou égale à 200 000 FCFA, le propriétaire peut déclarer lui-même ;
  • Au-delà de 200 000 FCFA, le recours à un commissionnaire agréé en douane (transitaire) est généralement obligatoire. 

 

Le transitaire saisit ensuite les informations dans le système GAINDE 2000.

  

 

  1. Enregistrement et calcul des droits et taxes

 

Après saisie :

  • Lesystème attribue un numéro de déclaration ; 
  • Lesdroits et taxes sont automatiquement calculés ; 
  • Uncircuit de contrôle est affecté (vert, jaune, rouge selon le niveau de risque).  

 

Les principaux frais peuvent inclure : 

  • Droitsde douane
  • TVA
  • PrélèvementCOSEC  
  • PCS/PC communautaire
  • Redevancesportuaires
  • Prestationsinformatiques douanières

 

  

  1. Contrôle douanier

Selon le circuit attribué : 

  • Contrôledocumentaire
  • Visitephysique des marchandises  
  • Vérificationde valeur, d’origine ou de classification tarifaire  
  • Inspectionscanner dans certains cas

 

  1. Paiement des droits et taxes

 

Le paiement peut être effectué

  • Électroniquement
  • Auprès du Trésor
  • Parbanque agréée selon le régime appliqué. 

 

  1. Obtention du Bon à Enlever (BAE)

 

Une fois : 

  • Lescontrôles validés ; 
  • Lesdroits et taxes payés ; 

La Douane délivre le « Bon à Enlever » permettant la sortie de la marchandise.  

 

  1. Enlèvement de la marchandise

 

L’importateur ou le transitaire règle ensuite : 

  • Lesfrais portuaires ; 
  • Magasinageéventuel ; 
  • Fraisde manutention ; 

 

Avant de retirer la marchandise du port, de l’aéroport ou du poste frontalier.  

Cas particuliers 

Marchandises en transit 

Les marchandises destinées à un autre pays utilisent un régime de transit avec :

  • Déclarationd’acquit à caution ; 
  • Cautionbancaire ; 
  • Suividouanier jusqu’au bureau de sortie.

  

Dédouanement anticipé 

Le Sénégal permet également un dédouanement anticipé avant l’arrivée du navire afin de réduire les délais portuaires.

  

Modernisation du système sénégalais 

Le Sénégal poursuit actuellement la dématérialisation complète des procédures grâce à : 

  • GAINDE 2000 ;
  • ORBUS Infinity ;
  • Lespaiements électroniques ; 
  • L’échangeautomatisé des données logistiques.  

Base juridique 

Les procédures sont principalement régies par le Code des douanes du Sénégal.  

Le COSEC accompagne les chargeurs dans :

  • la compréhension et le choix des Incoterms® adaptés à leurs opérations ;
  • l’analyse des coûts logistiques associés à chaque Incoterm® ;
  • la négociation des contrats commerciaux internationaux ;
  • la prévention des litiges liés au partage des responsabilités entre vendeur et acheteur ;
  • le renforcement des capacités des opérateurs économiques à travers les formations PROFORM COSEC.

Grâce à ses actions de sensibilisation, d’information, d’assistance et de formation, le COSEC aide les importateurs et exportateurs à mieux maîtriser leurs engagements contractuels, à optimiser leurs coûts logistiques et à sécuriser leurs opérations de commerce international.

Une bonne utilisation des Incoterms® constitue un levier essentiel pour améliorer la compétitivité des chargeurs sénégalais et renforcer la performance de la chaîne logistique nationale.

Le choix de l’Incoterm® constitue également un véritable outil de compétitivité permettant aux entreprises de mieux contrôler leur chaîne d’approvisionnement, d’optimiser leurs coûts logistiques, de sécuriser leurs opérations commerciales et de renforcer leur pouvoir de négociation dans les échanges internationaux.

Les opérations d’importation, d’exportation et de transport international font intervenir plusieurs documents et acteurs spécialisés. La maîtrise de ces notions permet aux chargeurs de mieux comprendre leurs responsabilités, de sécuriser leurs opérations et d’éviter certains surcoûts logistiques.

  • BL (Bill of Lading ou Connaissement maritime)

Le BL, également appelé connaissement maritime, est l’un des documents les plus importants du transport maritime.

Il remplit trois fonctions essentielles :

  • il constitue une preuve de réception de la marchandise par le transporteur maritime ;
  • il matérialise le contrat de transport conclu entre l’expéditeur et le transporteur ;
  • il représente un titre permettant au destinataire légitime de prendre livraison de la marchandise à destination.

Le BL contient notamment les informations relatives à l’expéditeur, au destinataire, à la nature de la marchandise, au navire, au port d’embarquement et au port de destination.

Sans ce document ou son équivalent électronique, la livraison des marchandises peut être compromise ou retardée.

 

 

  • Les surestaries

Les surestaries sont des frais facturés lorsque les marchandises ou les conteneurs restent immobilisés au-delà du délai de franchise accordé par la compagnie maritime ou le terminal portuaire.

Ces frais peuvent résulter notamment :

  • d’un retard dans les formalités douanières ;
  • de documents incomplets ou erronés ;
  • d’un retard de paiement ;
  • d’une congestion portuaire ;
  • de difficultés liées au transport ou à l’enlèvement des marchandises.

Les surestaries figurent parmi les principaux surcoûts logistiques auxquels sont confrontés les chargeurs.

Pour les éviter, il est recommandé de :

  • préparer à l’avance tous les documents nécessaires ;
  • anticiper les formalités douanières ;
  • suivre régulièrement l’arrivée des marchandises ;
  • coordonner efficacement les opérations avec les transitaires, transporteurs et autres partenaires logistiques.

Le COSEC accompagne les chargeurs dans la prévention de ces frais et peut les assister dans le traitement des réclamations ou des litiges qui y sont liés.

  • Le transitaire

Le transitaire est un intermédiaire professionnel spécialisé dans l’organisation et la coordination des opérations de transport et de transit des marchandises pour le compte du chargeur.

Grâce à son expertise technique et réglementaire, il accompagne les opérateurs économiques dans la gestion des formalités liées au commerce international et contribue à la fluidité des opérations logistiques.

À ce titre, il intervient notamment dans :

  • la préparation et le traitement des documents de transport ;
  • l’accomplissement des formalités administratives et douanières ;
  • l’organisation du transport maritime, routier, ferroviaire ou aérien ;
  • le suivi de l’acheminement des marchandises ;
  • la coordination des différents intervenants de la chaîne logistique ;
  • l’assistance aux chargeurs dans la gestion de leurs opérations d’importation, d’exportation ou de transit.

Le recours à un transitaire permet aux chargeurs de bénéficier d’un accompagnement spécialisé, de mieux maîtriser les procédures du commerce international, de sécuriser leurs opérations et d’optimiser les délais ainsi que les coûts logistiques.

  • Le consignataire

Le consignataire est le représentant local de l’armateur ou de la compagnie maritime dans un port.

À ce titre, il assure notamment :

  • les formalités liées à l’escale des navires ;
  • la gestion administrative et documentaire des cargaisons ;
  • la délivrance des documents nécessaires à l’enlèvement des marchandises ;
  • la remise des marchandises aux destinataires ;
  • les relations entre la compagnie maritime, les autorités portuaires, les chargeurs et les autres intervenants de la chaîne logistique.

Le consignataire constitue ainsi l’interlocuteur privilégié des chargeurs pour les questions relatives à la livraison des marchandises transportées par voie maritime.

  • Pourquoi est-il important de maîtriser ces notions ?

La bonne compréhension du BL, des surestaries, du rôle du transitaire et du consignataire permet aux chargeurs :

  • de mieux préparer leurs opérations d’importation et d’exportation ;
  • de réduire les risques de retards et de surcoûts ;
  • de faciliter leurs échanges avec les différents acteurs logistiques ;
  • d’optimiser la gestion de leurs marchandises ;
  • de renforcer la compétitivité de leurs activités commerciales.
  1. Quels sont les Incoterms en vigueur et comment les utiliser ?

Les Incoterms® 2020 (International Commercial Terms) sont des règles internationales élaborées par la Chambre de Commerce Internationale (CCI). Elles définissent les obligations respectives du vendeur et de l’acheteur dans le cadre d’une opération de commerce international.

Les Incoterms® précisent notamment :

  • la répartition des coûts entre le vendeur et l’acheteur ;
  • le point de transfert des risques ;
  • les responsabilités liées au transport ;
  • les obligations d’assurance ;
  • les formalités douanières à l’exportation et à l’importation.

Il est important de souligner que les Incoterms® ne déterminent pas le transfert de propriété de la marchandise. Ils définissent uniquement la répartition des coûts, des risques et des responsabilités entre les parties.

  • Les 11 Incoterms® 2020

Incoterm

Signification

Mode de transport

EXW

Ex Works (À l’usine)

Tous modes

FCA

Free Carrier (Franco transporteur)

Tous modes

CPT

Carriage Paid To (Port payé jusqu’à)

Tous modes

CIP

Carriage and Insurance Paid To (Port et assurance payés jusqu’à)

Tous modes

DAP

Delivered At Place (Rendu au lieu de destination)

Tous modes

DPU

Delivered at Place Unloaded (Rendu au lieu de destination déchargé)

Tous modes

DDP

Delivered Duty Paid (Rendu droits acquittés)

Tous modes

FAS

Free Alongside Ship (Franco le long du navire)

Maritime

FOB

Free On Board (Franco à bord)

Maritime

CFR

Cost and Freight (Coût et fret)

Maritime

CIF

Cost, Insurance and Freight (Coût, assurance et fret)

Maritime

 

 

 

 

  • Comment choisir le bon Incoterm® ?

Le choix de l’Incoterm® doit être effectué dès la négociation du contrat commercial. Il dépend principalement :

  • de l’expérience des parties dans le commerce international ;
  • du niveau de maîtrise logistique souhaité ;
  • du mode de transport utilisé ;
  • de la capacité à négocier les coûts de transport et d’assurance ;
  • de la connaissance des procédures douanières ;
  • de la stratégie commerciale de l’entreprise.

Un Incoterm® mal choisi peut entraîner des surcoûts importants, des retards de livraison ou des litiges entre les parties.

QUESTIONS FREQUENTES

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